Samedi 16 mai

Après le petit déjeuner voilà le petit groupe parti faire le tour du lac. 5Kms  ou déjà la bonne humeur est sur le pont.

Le pique-nique se fait au camping pour ensuite se diriger vers le château de Montal a St Jean-Lespinasse.

Nos 7 mercenaires se sont plongés dans le temps en écoutant la guide nous conté cette partie de l'histoire Renaissance.

Ensuite direction St Céré pour un arrêt et prendre le pot de l’amitié avant de se rendre a St Laurent les Tours.

Hélas avec l'heure tardive nous n'avons pu visiter le musée Jean Lurcat. 

Retour au camping pour ensuite une soirée au restaurant de Sénaillac-Latronquière ou l’accueil de 2 charmantes personnes fut plus qu'agréable pour un très bon repas. Les plus courageux s'y sont rendus a pieds et sont rentrés aussi a pieds.

La soirée se termine par le jeu du skyjo

Un temps un peu frais mais une journée sans pluie

 


Après midi

Château de Montal

Pause pour se désaltérer a St Céré

Les 3 tours de St Laurent

Le restaurant le bel-air a Sénaillac-Latronquière

une bonne table


Château de Montal

Le château de Montal est situé en France au cœur de la vallée de la Bave sur la commune de Saint-Jean-Lespinasse, dans le département du Lot, région Occitanie

Architecture

De style première Renaissance, le château de Montal est composé de deux ailes encadrant la cour d'honneur et possède trois tours d’angles rondes surmontées de toits en poivrières et une tour carrée. Les sobres façades extérieures s’inscrivent encore dans la tradition médiévale mais le château n’a plus de fonction défensive. Les tours d’angles présentent de faux mâchicoulis, purement décoratifs, et de larges fenêtres[3]. Les toitures sont revêtues d'ardoise selon la mode en vigueur lors de leur restauration.

La cour intérieure est caractéristique de la première Renaissance française. Les façades intérieures sont décorées et les deux corps de logis desservis par un escalier d’honneur. D’une grande modernité pour l’époque, l’escalier droit rampe sur rampe, venu d’Italie, remplace l’escalier à vis hors-œuvre des châteaux médiévaux.

 

Décors

Le programme ornemental rend le château de Montal unique. La frise séparant le rez-de-chaussée du premier étage présente des figures mythologiques et allégoriques. Sur ce décor sculpté, on retrouve Hermès chevauchant une licorne, Hercule et Antée, Mars et la Victoire, angelots, personnages et animaux fabuleux ainsi que les blasons et les initiales de Jeanne et de ses fils Robert et Dordet.

Au premier étage, une série de bustes en haut-relief surmontés de frontons triangulaires représentent Jeanne de Balsac et des membres de sa famille, dont certains sont morts à l’époque de l’exécution. Ce décor honore les morts et les vivants accompagnés de statues représentant les vertus cardinales.

Historique

La Façade du XVe siècle.

Un château appelé « repaire Saint-Pierre »[5], est acquis en 1494 par Robert de Balzac, au moment de son mariage avec Antoinette de Castelnau-Caylus. Robert de Balsac est seigneur d'Entragues, chambellan de Louis XI et sénéchal d'Agenais[6]. Il a accompagné en 1495 le roi Charles VIII en Italie où il a été nommé gouverneur de Pise[7].

La construction a été décidée par sa fille Jeanne de Balsac d'Entraygues[8], qui avait épousé en 1496 Amaury II de Montal, seigneur de Laroquebrou, dont le nom est resté au château[9]. Entre 1519 et 1534, elle transforma la demeure médiévale préexistante dans le style Renaissance. Jeanne, veuve d'Amaury II de Montal depuis 1510, perdit également son fils aîné Robert en 1523 au cours des guerres d'Italie. Ainsi s'explique selon la légende la devise inscrite au fronton  : « Plus d'espoir ». Ces multiples deuils ont influencé l'organisation des bustes sculptés en façade où apparaissent Amaury (ou Amalric), Jeanne, leurs deux fils Robert et Dordet, ses parents Robert de Balsac et Antoinette de Castelnau et enfin son cousin Dordet de Béduer abbé de Vézelay.

En 1771, le comte Jean-Jacques de Plas de Tanes acquiert le château et la seigneurie. Son fils Antoine épouse une fille de la noblesse germanique qui tient à y imposer l'étiquette due à son rang. Ils ne parviennent guère à se faire aimer et, devenu veuf, Antoine de Plas de Tanes ne réussit pas à nouer des liens plus solides avec le voisinage. Il est député de la noblesse aux États généraux, mais doit abandonner son domaine quand commence la Révolution. Le château, proposé sans succès à la vente en janvier 1793, sert alors d'auberge.

Il est restitué au comte à son retour[8], mais n'étant plus meublé ni habitable, est finalement cédé à un cousin de Plas de Curemonte, dont la fille épouse un Boni de Lavergne, le fils et héritier du couple le vend à un banquier de Saint-Céré.

La veuve de ce dernier le revend en 1858 au marchand de biens Macaire du Verdier. Ce dernier démonte en 1880[10]et met en vente les décors sculptés, portes, lucarnes et cheminées... — sauf l'escalier qui était réservé à une vente ultérieure —, soit 120 000 tonnes de pierres qui sont acheminées jusqu'en gare de Saint-Denis-lès-Martel, pour être vendues à Paris lors de deux ventes aux enchères[11]. Cette vente ne rapporte que 142 000 francs et une bonne partie des pierres restera pendant vingt ans dans les caisses des vendeurs.

L'enlèvement de l'escalier d'honneur aurait signifié la destruction complète de l'édifice ; il n'en fut rien, ce qui sauva ce chef-d'œuvre de stéréotomie et de l'art de la sculpture Renaissance en Quercy. Une deuxième vente a lieu le 11 décembre 1903 mais n'est pas plus profitable aux vendeurs, et le château n'est finalement vendu qu'en 1908 à l'industriel et esthète Maurice Fenaille.

« Si Montal n’avait été dévasté, et si, par un retour inespéré de la fortune, il ne s’était pas trouvé un homme de goût et de cœur, jaloux de reconstituer ce joyau architectural, Montal ne connaîtrait peut-être pas la notoriété dont il jouit maintenant. »[12]

Entre 1908 et 1913, Maurice Fenaille entreprend la restauration du château. Grâce à ses relations et à sa fortune, il retrouve, achète ou fait réaliser des copies des éléments dispersés dans le monde et le garnit de mobilier d'époque.

Le 13 septembre 1913, en présence du président Raymond Poincaré et d'Anatole de Monzie, il fait don du château réhabilité à l'État français avec usufruit pour lui et ses trois filles. Cette donation permit de réinstaller trois bustes qui avaient été achetés par le musée du Louvre dans les ventes de 1881 et 1903 ; le musée de Kensington donna une lucarne, le musée de Lyon rendit le buste de Robert de Balzac et le musée de Berlin celui de Jeanne de Balzac contre paiement d'une indemnité. Certaines pièces achetées par des collectionneurs privés, en France et aux États-Unis, ne pouvant être récupérées, Fenaille en fit faire des copies..."en attendant".

Le 22 mai 1940 les trois enfants de Léopold III, roi des Belges, sont envoyés en exil au château de Montal, où le jeune prince Baudouin tombera malade. Après la capitulation belge, les enfants royaux partent le 21 juin pour Saint-Sébastien en Espagne[13],[14].

En mars 1943, La Joconde est cachée au château de Montal jusqu'à sa réinstallation au Louvre en juin 1945[15].

Depuis le 1er octobre 2006, le château de Montal est sous la responsabilité du Centre des monuments nationaux et ouvert à la visite. Avec Assier, Cénevières, Cieurac ou Couanac, le château de Montal fait partie des plus remarquables châteaux de la Renaissance en Quercy.

Protection

Il est classé au titre des monuments historiques le 14 juin 1909[16].


Saint-Laurent les Tours

Le château des Tours-Saint-Laurent, ou château de Saint-Laurent-les-Tours, est une forteresse médiévale située sur le territoire de la commune éponyme de Saint-Laurent-les-Tours, dans la région historique du Quercy, qui surplombe la vallée de la Bave et la ville de Saint-Céré.

Histoire

Les premières traces de fortifications

Les premières traces d'une forteresse sur la bute de Saint-Laurent-les-Tours culminant la vallée de la Bave, et étant donc un point stratégique d'observation important, remontent à l'Antiquité romaine, comme l'attestent les armes et monnaies retrouvées lors de fouilles archéologiques. Un texte du XIIIe siècle précise que l'installation de ces camps de l'armée romaine sur les hauteurs de Saint-Céré daterait du règne de l'empereur Auguste[1].

Le premier édifice médiéval a vu le jour au VIIe siècle, à la demande du seigneur Serenus. Ce dernier donnera son nom au village de Sanctus Serenus, formé dans le giron du château, correspondant à l'actuelle commune de Saint-Laurent-les-Tours. Avec les siècles, le village du pied de la vallée dépassera en importance le premier, et récupérera alors le patronyme de Sanctus Serenus, pour devenir par la suite Saint-Séré, et finalement Saint-Céré. Quant au premier village originel, il est renommé d'après le saint-patron du jour de la perte de son intitulé historique : ainsi est né le nom de Saint-Laurent-les-Tours, et par conséquent celui du château des Tours-Saint-Laurent[2].

 

Huit siècles sous la tutelle des vicomtes de Turenne

En 901, le comte d'Aurillac assiège le château de Sanctus Serenus, alors sous la tutelle de son vassal Arlaldus, et devient le premier seigneur reconnu par l'Histoire de la forteresse[1].

Le château appartient par la suite huit siècles durant aux vicomtes de Turenne.

En 1178, le comte d'Auvergne Guillaume VI cède les droits de la châtellenie de Saint-Séré au vicomte de Turenne, Raimon II, qui récupérera très vite les pleins pouvoirs aux co-seigneurs Bertrand, Bernard, Giral, Hugues et Rigal. Afin d'affirmer sa nouvelle place dans le sud de la vicomté, une première tour à vocation militaire est érigée au sud de l'enceinte du fort[1]. Surnommée petite tour, le donjon porte aujourd'hui le nom de son maître d'œuvre[3]. Raimon IV, un premier temps fidèle au Roi de France Louis IX, en ayant bâti pendant ce temps la forteresse du village de Turenne en son honneur, est forcé de porter allégeance à la couronne anglaise en 1263. Il reste pourtant à la fois vassal du Roi de France et du Roi d'Angleterre, ce qui épargna au château de Saint-Séré l'exposition des premiers affrontements de la guerre de Cent Ans[1].

Le château est transféré aux mains du vicomte de Carlat, Renaud IV de Pons, en 1332[4]. Ce dernier est alors l'allié du roi de France en Périgord et en Limousin, une région aux allégeances alors partagé entre les deux roi, depuis le début du XIVe siècle. Il obtient cette terre suite à une longue dispute qu'il initie, à l'encontre du vicomte de Turenne et comte de Comminges Bernard VIII de Comminges, en 1312[4]. Renaud V de Pons, son fils, est nommé capitaine du roi en Périgord et Limousin entre 1347 et 1356[5]. La famille de Pons devient alors l'ennemie du roi d'Angleterre et ses biens ne sont alors protégés par le roi de France seulement. La période de paix connaît donc une parenthèse, ce qui conduira à la chute du fort aux mains des Anglais. Ainsi, de 1384 à 1390, il accueille Ramonet del Sort et Nolinbarbe, tous deux dévoués aux troupes anglo-saxonnes. Après le retrait de ces derniers, les vicomtes de Turenne, en la personne de Guillaume Roger de Beaufort, ne retrouveront leurs pleins droits sur la châtellenie de Saint-Séré qu'en 1427. La reprise sera marquée par la construction dans le Nord de l'enceinte d'un second donjon, plus haute que son vis-à-vis du versant Sud[1].

Les Guerres de religion ravageant le royaume, le château tombe sous les mains des protestants en 1575, un an après une première tentative avortée. Ils en seront chassés onze ans plus tard par le duc de Mayenne. Le nouveau vicomte de Turenne Henri de la Tour d'Auvergne, fortement ancré dans le courant huguenot, fortifie toutes ses propriétés en 1602, comprenant celle de Saint-Séré. Ses efforts furent vains, les troupes du Royaume de France écrasent la même année leurs opposants protestants. Le fils d'Henri, Frédéric Maurice de la Tour tentera de reconduire le combat, mais échouera comme son père, en 1641[1].

Saint-Laurent-les-Tours a la fin du XIXe siècle: Le logis néo-médiéval n'est pas encore construit.

Le règne de plusieurs siècles des vicomtes de Turenne sur le château des Tours-Saint-Laurent s'achève en 1738, date à laquelle le Roi de France, Louis XV, prend définitivement possession du fort, alors réduit par les années à l'état de ruines. Les différents propriétaires se succéderont tandis que les vestiges de la forteresse subiront les années qui défilent: le duc de Noailles en 1748, Guillaume Vernéjoul en 1806, Lafon du Verdier en 1895. Ce dernier apporte alors une touche de rénovation, en érigeant un manoir de style néo-médiéval en lieu et place de l'ancien logis primitif[1].

 

Un symbole de la résistance et de l'art du Lot

Loin des tumultes de ses heures médiévales, les Tours de Saint-Laurent deviennent pendant la Seconde Guerre mondiale un haut lieu stratégique de la Résistance intérieure française du Quercy. Un groupe de résistants toulousains décide d'établir leur radio clandestine mobile, émettant chaque jour dans la région de Saint-Céré depuis juin 1944. Néanmoins, monter et démonter chaque jour le matériel de diffusion le fragilisait rapidement. Pour éviter l'arrêt des émissions, l'équipe de résistants décide de prendre le risque de re-localiser leurs activités en un point fixe. Le choix se tourne rapidement vers les deux tours de Saint-Laurent, la plus haute de 35 m dominant le paysage lotois à exactement 500 m d'altitude: ainsi est né la station de Radio Quercy. Malgré un matériel de faible puissance, les émissions pouvaient être captées dans un rayon de 60 km. Les troupes allemandes ayant d'autres occupations en cette année 1944, la diffusion des reportages, bulletins d'informations et revues de presse ne sera jamais inquiétée. Très vite célèbre auprès des habitants de Saint-Céré, des maquisards du Lot et des Francs-tireurs et partisans, elle reçoit la collaboration de journaux clandestins de Brive-la-Gaillarde, Cahors, Figeac, et de personnalités de la résistance comme Jean Cassou, Jean Marcenac et André Chamson. À la suite de la libération de Toulouse en septembre 1944, l'équipe de résistants part alors rejoindre la Ville Rose pour continuer à contribuer à la libération du pays, en réactivant la défunte radio résistante Radio Toulouse-Pyrénées. Ainsi se termina l'épisode Radio Quercy qui rétablit le calme dans l'enceinte des Tours-Saint-Laurent[6].

Une fois la guerre achevée, le site retrouve un peu de vie: le peintre et tapissier Jean Lurçat, ancien résistant, achète les tours et l'ensemble du fort dont il est tombé amoureux au cours d'un voyage. Il convertit alors le manoir en atelier, qui sera orné de ses célèbres tapisseries, mais aussi peintures et céramiques. Après sa mort en 1966, de nombreuses œuvres demeurent dans le logis, alors habitée par la veuve de l'artiste, Simone Lurçat. Le château est par la suite cédé en 1986 par cette dernière au conseil général du Lot (la charge financière étant trop onéreuse pour la mairie de Saint-Laurent-les-Tours), à la simple condition que l'ensemble des œuvres du logis y reste exposé, en souvenir de son défunt mari. L'atelier-musée Jean Lurçat, par la suite honoré du label Maisons des Illustres, ouvre en 1988[7].

Le château bénéficie d'un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1889 et les vestiges de l'enceinte, le château et son décor sont classés par arrêté du 26 avril 1988[8].

 

Description

L'enceinte du château des Tours-Saint-Laurent abrite particulièrement deux tours en cours de restauration.

Au Sud, la « petite tour », ou « Tour Raimon II », tour militaire érigée en 1178 par le vicomte de Turenne Raimon II. Haute de 28 m, sur une base carrée de 6,75 m, ce donjon roman avait pour but d'illustrer la puissance du château dans le sud de la vicomté de Turenne. Le haut de la tour a vraisemblablement été renové au XIVe siècle, comme l'atteste la différence entre les murs soigneusement taillés à contreforts plats des trois-quarts de la partie basse et les murs totalement lisses du dernier quart. Le couronnement, dont la façade ouest est tombée avec le temps, laisse subsister quelques mâchicoulis. Les rares ouvertures confirment la destinée exclusivement militaire de cet édifice[1],[3].

Au Nord, la « grande tour », ou « Tour Maîtresse », seconde tour militaire érigée en 1390 par le vicomte de Turenne Guillaume Roger de Beaufort. Haute de 35 m, large de 10,50 m, dépassant la première tour pour culminer à une altitude totale de 500 m, cet autre donjon a été construit une fois que l'occupant anglais eut quitté la région. Bien qu'elle soit mieux aménagée que son homologue, en abritant un sous-sol, une chapelle ornée d'une clé de voûte aux blasons de Beaufort-Turenne, elle n'est guère plus ouverte, de par son caractère militaire. Elle bénéficie en 2011-2012 d'importantes restaurations[1],[9].

Entre les deux tours, le « manoir rénové » par Lafon du Verdier en 1895. Érigé sur les anciens vestiges de l'époque médiévale, il abrite aujourd'hui l'atelier-musée Jean-Lurçat, autrefois demeure de l'artiste.

À l'est, la « petite Tour de la Poterne ».

À l'ouest, la « Tour de l'atelier de Rossanne ».

Les remparts, rénovés durant les guerres de Religion par les protestants.

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